Technologies Cybernétiques et Société Africaine du 21ème siècle

Dans un univers de plus en plus cosmopolite où la globalisation de la société est dominé par l’expertise et des travaux de plus en plus qualifiés : les Etats africains doivent définir dans leur arsenal juridique ; mais également budgétaires, des dispositions pouvant permettre à long terme de pouvoir combler le déficit des masses africaines en terme d’accès au savoir scientifique et technique.

Si l’Afrique veut à long terme rester compétitive et constituer un attrait pour les investissements extérieurs ; il est essentiel de miser sur la formation de la jeunesse.

La mise à la disposition de la jeunesse du savoir-faire nécessaire et son encadrement par des programmes d’insertions sociales appropriées permettront au continent de disposer d’une main d’œuvre suffisamment formé et apte à conduire leurs pays respectifs sur la voie du développement.

A ce titre, une revalorisation de la place à accorder dans l’éducation de la jeunesse se devrait de constituer le point focal de l’action des Etats membres de l’Union Africaine : car seule la perspective pour les pays riches de trouver une main d’œuvre qualifié et bon marché ; dans un environnement politique et économique sain, permettra la convergence des capitaux vers les pays du Sud ; avec comme conséquence notable :

- l’augmentation des investissements dans le secteur public et privé
- la réduction du chômage
- la réduction de l’immigration clandestine
- Le développement de l’industrie

Comme on le voit ; cette optique combinée à la stabilité politique et économique des différentes parties du continent est la voie de sortie nécessaire à la mise sur les rails du continent africain sur la voie de la mondialisation.

La jeunesse constitue à ce jour une force vitale vu son importance à la fois démographique (plus de la moitié de la population du continent) et professionnelle (facilité de spécialisation dans des domaines variés).

Concrétiser les OMD par la Science

La réalisation des Objectifs du Développement du Millénaire nécessite une combinaison d’un ensemble d’agrégats devant permettre la réduction sensible de la pauvreté afin de juguler certains phénomènes récurrents sur le continent comme le sous-emploi ; l’exode des cerveaux ; les infrastructures ; ou encore l’accès à l’éducation pour tous.

La jeunesse en qualité de force active en sera la première bénéficiaire.
D’où le rôle primordiale que doit accorder l’éducation scientifique de celle-ci afin de lui permettre d’acquérir une équivalence suffisante à même de stimuler l’épanouissement d’une main-d’œuvre efficace.

A ce jour, les perspectives de recherches sur le développement doivent intégrer le concept technologique pour mieux appréhender les besoins futurs dans le présent.

L’Union Africaine doit s’imprégner des nouvelles donnes que lui fournit l’évolution ; à travers l’histoire de l’Humanité afin de proposer aux Etats Africains une approche nouvelle de la conception du développement en Afrique.

Repris dans un grand nombre de déclarations de principes à des niveaux variés (NEPAD, Francophonie, accords multilatéraux) ; le progrès technologique constitue pour le continent un gage ; facteur de croissance économique, mais également de valorisation culturelle ; car grâce à la professionnalisation des métiers et l’usage d’Internet notamment ; les différentes identités et diversités culturelles africaines s’en épanouirait davantage, donnant plus d’impulsion à la créativité artistique et à d’autres Industries tel que le Tourisme.

La Jeunesse est la mieux indiquée pour porter et incarner ces valeurs grâce à la facilité avec laquelle elle s’approprie des nouvelles technologies.

En dépit de la précarité économique, des jeunes ont fait preuves d’énormément de créativité et d’ingéniosité dans la manipulation des produits technologiques importés d’Occident.

La percée de la télécommunication cellulaire et des métiers de l’Informatique sont les témoins hors pairs de cette appropriation de la technologie par les jeunes en Afrique.

C’est du reste à cet effet que l’Union International des Télécommunications a consacré sa journée mondiale de l’année 2007 à leur intention.

Par le credo « connectez les jeunes » ; un message clair et sans ambiguïté a été lancé aux instances nationales des pays du monde afin d’accorder une attention particulière au rôle que la jeunesse a à jouer dans la construction de la société de demain.

La disparité technologique entre les pays du Nord et du Sud ne peut être comblée que si les Etats Africains intègrent, en synergie et suivant une approche commune et concertée ; une politique d’intégration échelonnée et progressive des métiers et services issus des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication dans leurs systèmes d’enseignements respectifs.

Les défis de la Cybernétique

L’urgence d’une telle réforme s’impose, vu la course effrénée auxquels se livrent les pays avancés dans le progrès technologique.

L’Afrique, notamment celle des pays du Sud du Sahara souffre déjà d’un déficit criant dans l’utilisation des nouvelles technologies.

Si l’on n’y prend pas garde, l’avènement annoncé et prochaine des Nouvelles Technologies Cybernétiques risque de définitivement décrocher les retardataires qui ne se seront pas adaptés dans la catégorie des « analphabètes du troisième millénaire ».

Cela implique la mise de côté de millions de personnes sur le continent, dont le seul tort aura été de n’avoir jamais été suffisamment formé à s’adapter aux exigences astreignantes de l’économie du troisième millénaire.

Comme à chaque grand moment de l’Histoire, l’Humanité est en train de vivre un tournant.
A l’exemple de la révolution industrielle du 19ème siècle ; la civilisation numérique amène elle son lot de bienfaits, mais également hélas, son lot de laissé pour compte.

Plus que jamais, la mécanisation systématique des métiers apparaît comme le pire scénario envisageable pour la stabilité de l’emploi.

Cependant, elle jaillit de plus en plus hors de l’imaginaire de ceux qui la dépeignait dans le cercle de la science-fiction, pour se composer dans les schémas économiques des sociétés du futur.

Heigh Loebner, l’un des plus grand parrains de la recherche en intelligence artificielle affirmait il y’a quelques années : je suis à 100 % pour le chômage.
J’ai toujours souhaité que les ordinateurs se chargent de tout le travail qu’il y’avait à faire.

Les avancées cybernétiques soulèvent d’ores et déjà en Occident des controverses quand à l’effritement social qu’elles engendreraient si elles étaient mises en pratiques.

Quelle sera donc la place de l’Homme dans tout cela ? S’interrogent souvent les sceptiques.

Le fait est certain. Les recherches en Intelligence Artificielles aboutiront inéluctablement à la création de machines dites cognitives ; des robots susceptibles de remettre en cause la notion même d’être humain ; du fait qu’elles pourront à juste titre effectuer toutes les tâches relevant actuellement de l’Homo-Sapiens (travaux dans des industries ; sécurité, enseignement, éducation, santé) au point que l’Homme ne serait réduit qu’à un grand fainéant ; simple jouisseur et consommateur de services.

Quel mal existe-il dans pareille démarches me diriez vous ?

Simplement dans le fait que seul les nantis pourraient s’offrir cette technologie ; qui seraient hors de portée des bourses modestes.

Les grandes firmes multinationales et les industries de tout type seraient également les premières à l’acquérir.

Résultat ?

Diminution sensibles des coûts et augmentation de la production. Une plus-value commerciale ; qui à l’opposé engendrera une véritable hécatombe sociale.

Le rôle de l’Etat devra dès lors consister à subvenir aux besoins sociaux des masses de chômeurs qui en résulteraient et planifier leur réinsertion dans d’autres activités professionnelles.

Les Etats qui ne prendront pas en compte cette donne se verront butés à un taux de chômage élevé avec les risques que cela comporte en terme d’exode et de stabilité.

Heureusement ; on n’en est pas encore là. Mais ces scénarios paraissent de plus en plus inéluctables et guettent nos sociétés des prochaines décennies.

Les Etats africains y pensent-ils déjà ?

Si les pays riches envisagent déjà des scénarios de rechange ; l’Afrique ne risque t’elle pas de subir des conséquences beaucoup plus lourdes.

Qu’adviendrait-il de l’ordre social ?
Ne risque-t-on pas de sombrer dans l’anarchie et le chaos ?

La misère criante des « townships » sud-africains ; grouillante de misère et de chômage ; contrastant étrangement avec des gratte-ciels symboles d’une économie florissante résulte de la difficulté de canaliser une jeunesse désœuvrée et insuffisamment formée qui n’a trouvé de salut que dans la drogue et la criminalité.

Conclusion

Il est donc urgent de pouvoir recentrer la réflexion à ce sujet afin que les politiques nationales des Etats membres de l’Union Africaine puissent porter également le ferme engagement d’une revitalisation du système éducatif et de la formation scientifique pluridisciplinaire.

Il ne faudrait pas réinventer la roue. Une telle reforme ne peut s’appuyer que sur les prémices tracées par le NEPAD.

A l’Union Africaine de saisir la balle au bond afin d’intégrer pleinement le continent dans la dynamique du développement de demain en misant sur la Jeunesse, et dès maintenant de réfléchir sur l’avenir d’autres jeunes ; celles des générations de demain, dont les aînés d’aujourd’hui doivent baliser les chemins et assainir leurs cadres de formations afin que ceux-ci ne soient pas pris au dépourvu devant les poussées de technologies de plus en plus perfectionnées telles que la cybernétique ou la nano technologie.

Seul l’évolution de ces concepts en principes et leurs conversion en réalité grâce à un lobbying fort de la part des organisations panafricaines et de la communauté scientifique pourra favoriser l’érection d’une Union Africaine responsable et entreprenante ; capable de réfléchir intensément sur son avenir ; de proposer des solutions très concrètes et exercer le plaidoyer nécessaire à la base ; dans les différents pays de l’Union, répercutant ces idéaux pour une meilleure conscientisation du public face à l’importance des enjeux.

Devant une révolution des technologies cybernétiques qui s’annoncent pour la prochaine décennie, les Instances politiques africaines doivent anticiper ces changements par la création d’instances nationales et supranationales pour l’accompagnement et la mise en place de ces stratégies ; afin d’adoucir la transition entre Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et Nouvelles Technologies Cybernétiques.

Voila l’un des cadres stratégiques à intégrer pour le développement de l’Afrique.

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